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Meilleurs conseils pour protéger votre maison à Montréal contre les inondations – Clapets anti‑retour et plus

  • 11 déc. 2025
  • 7 min de lecture

Avec des tempêtes records qui deviennent la norme et des villes qui reconnaissent que leurs infrastructures ne suivent pas le rythme, les propriétaires n’ont souvent d’autre choix que de protéger eux-mêmes leur maison.

Les scientifiques nous avertissent depuis les années 80, à l’époque de la chanson des Eurythmics, que le réchauffement climatique entraînerait plus de pluie. Au fil des décennies, études et rapports ont de plus en plus prédit que le réchauffement climatique intensifierait et augmenterait la fréquence des pluies abondantes.

Ainsi, lorsque certaines parties de Montréal ont été submergées par plus de 100 mm de pluie le 10 juillet, puis qu’une autre tempête a laissé environ 150 mm seulement un mois plus tard, personne dans le monde scientifique n’a été surpris. Il s’agit de l’été le plus pluvieux depuis 1942, et la tendance s’annonce encore plus humide.

Mais des milliers de propriétaires à travers la province, dont plusieurs n’avaient jamais vécu d’inondation auparavant, ont eu une mauvaise surprise lorsque leur sous-sol et leur garage ont été inondés lors de ces événements. Un sous-sol inondé peut devenir un cauchemar financier et logistique, car tout doit être retiré, nettoyé et séché, ou jeté. Les planchers et panneaux de murs imbibés doivent être retirés dans les 48 heures pour éviter le développement de moisissures dangereuses. C’est un désastre colossal qui coûte cher, prend du temps et affecte le moral.

Certains propriétaires blâment leur municipalité et demandent des améliorations au réseau d’égouts pluviaux. Mais comme l’a expliqué cette semaine le maire de Dorval, Marc Doret, au Montreal Gazette, aucune ville n’est en mesure de reconstruire ses infrastructures d’eau avant la prochaine grosse tempête.

« On ne peut pas refaire tous les réseaux d’égouts de la ville dans l’année qui vient. Financièrement, c’est impossible, » dit-il, « … et la question est : quand frappera la prochaine grosse tempête ? » Il souligne que Dorval a investi dans des bassins de rétention et prévoit en faire plus pour les secteurs les plus touchés de sa ville, mais cela prendra des années.

Montréal a investi dans 20 bassins de rétention souterrains pour contenir d’énormes quantités d’eau lors de pluies intenses, mais la ville admet toujours que son système d’égouts ne peut pas gérer ces tempêtes inédites. 390 millions de dollars supplémentaires seront investis au cours des 10 prochaines années pour mettre à jour, réparer et agrandir le système d’égouts de Montréal. La ville explore également des solutions d’« infrastructures vertes », comme construire des parcs et des rues conçus pour absorber l’eau de ruissellement.

Mais les experts en inondation disent que les municipalités doivent informer les propriétaires qu’ils peuvent et doivent agir eux-mêmes, maintenant, pour réduire le risque d’inondation de leur sous-sol et limiter les dommages si l’eau s’infiltre.

Joanna Eyquem est directrice générale de l’infrastructure résiliente au climat au Intact Centre, un centre de recherche de l’Université de Waterloo. Elle vit à Montréal et agit également comme directrice pour le Québec. Fondé en 2015 grâce à un don de la Intact Financial Corporation, ce centre élabore des lignes directrices pour atténuer les effets des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes.

Le Intact Centre a publié en 2019 un rapport intitulé Water on the Rise: Protecting Canadian Homes from The Growing Threat of Flooding. Il révèle que les inondations de sous-sol augmentent à travers le pays en raison des pluies intenses, de l’âge des infrastructures municipales, de la perte d’espaces naturels et du manque de mesures de protection au niveau des foyers.

Le rapport décrit les 10 principales actions que les propriétaires peuvent entreprendre pour réduire le risque d’inondation de leur sous-sol. Eyquem note que plusieurs de ces actions peuvent être faites par les résidents eux-mêmes, en moins d’une journée et pour moins de 500 $. Les actions recommandées incluent :

  • Retirer les débris de la conduite pluviale la plus proche de la maison

  • Corriger la pente autour des fondations pour que l’eau s’éloigne de la maison

  • Nettoyer les gouttières et prolonger les descentes pluviales pour que l’eau se déverse à au moins deux mètres de la maison

  • Installer des puits de fenêtre et leurs couvercles

  • Maintenir les drains de plancher dégagés

  • Ne pas entreposer d’objets de valeur au sous-sol ou les mettre dans des contenants étanches surélevés

  • Tester la pompe de puisard et installer une alimentation de secours en cas de panne de courant

  • Installer un clapet anti‑retour et le nettoyer deux fois par année

« Une action totalement gratuite est de comprendre comment fonctionne le drainage dans votre maison, » explique Eyquem. « Avez-vous une pompe de puisard ? Certaines personnes ne savent même pas qu’elles en ont une. Avez-vous un clapet anti‑retour ? Certaines personnes ne savent pas où se trouve leur drain de plancher, il pourrait être couvert par le tapis. »

Le centre a lancé en 2016 un programme d’éducation sur la réduction du risque d’inondation résidentielle. Ils ont évalué 500 maisons en Ontario et à Saskatoon de 2017 à 2018 et identifié les causes les plus courantes d’inondation dans les maisons privées :

  • 85 % des maisons évaluées n’avaient pas de pompe de secours ni de source d’alimentation de secours

  • 71 % avaient des meubles et appareils électroniques à risque de dommages par l’eau

  • 53 % des propriétaires n’entretiennent pas leur clapet anti‑retour

  • 40 % n’entretiennent jamais leur pompe de puisard

  • 82 % avaient des puits de fenêtre dont les côtés étaient à moins de 10 cm du sol

  • 78 % avaient des descentes pluviales déversant l’eau à moins de deux mètres des fondations

  • 69 % avaient une pente autour de la maison qui ne dirigeait pas l’eau loin des fondations

  • 63 % avaient des fissures ou interstices dans les fenêtres et cadres du sous-sol

Eyquem félicite le nouveau plan de Montréal pour la résilience aux pluies intenses, mais note qu’une grande partie du plan de chaque ville doit inclure l’éducation des propriétaires sur ce qu’ils peuvent faire pour réduire leur risque d’inondation.

Liste élargie des actions de protection contre les inondations pour les propriétaires montréalais

Action

Importance

Coût / Effort approximatif

Dégager les drains et gouttières

Éviter que les obstructions provoquent des flaques

Faible, bricolage

Assurer une pente correcte autour de la maison

L’eau s’éloigne de la maison

< 500 $, aménagement simple

Prolonger les descentes pluviales ≥ 2 m

Garder l’eau loin des fondations

~50–100 $ matériel

Installer puits de fenêtre et couvercles

Empêcher l’eau d’entrer par les fenêtres

DIY ou entrepreneur, coût modeste

Maintenir les drains de plancher

Éviter blocages et refoulements

Gratuit, vérification visuelle

Tester la pompe de puisard et ajouter alimentation de secours

Maintenir l’eau à distance même en panne de courant

<200 $ générateur ou batterie

Installer un clapet anti‑retour

Prévenir les refoulements d’égouts dans le sous-sol

2 000–3 500 $ (rénovation typique)

Comprendre son système de drainage

Savoir ce qu’on a et comment ça fonctionne

Gratuit ; demander l’avis d’un plombier

Utiliser plancher en céramique ou vinyle dans les appartements au sous-sol

Nettoyage plus facile après inondation mineure

Modéré ; dans le budget rénovation

Postuler pour financement RénoPlex

Aide financière pour améliorations anti-inondation

Jusqu’à 20 000–40 000 $ par logement

« Je suis très heureuse de voir la nouvelle stratégie, mais il y a un réel besoin d’éducation publique sur a) le risque et b) ce qu’ils peuvent faire pour le réduire. Jusqu’à ce que ça arrive, beaucoup pensent que ça ne leur arrivera jamais. »

FAQ

1. Comment savoir si ma maison est à risque d’inondation à Montréal ?Le risque dépend de l’emplacement, l’altitude, le drainage et l’infrastructure locale. Les maisons situées dans des zones basses, d’anciens lits de ruisseaux ou près d’égouts surchargés sont plus à risque. Vous pouvez :

  • Vérifier si votre arrondissement fournit des cartes des plaines inondables ou des risques

  • Contacter le service de l’eau de la Ville de Montréal

  • Rechercher des signes comme flaques fréquentes, drainage de terrain insuffisant ou taches d’eau au sous-sol

  • Parler avec vos voisins ou consulter un spécialiste du drainage

2. Quelle est la différence entre un clapet anti‑retour et une pompe de puisard ?

  • Clapet anti‑retour : empêche les égouts de refluer dans la maison par les drains de plancher lors des tempêtes

  • Pompe de puisard : retire l’eau souterraine qui s’accumule autour des fondations et la rejette à l’extérieur

3. La Ville de Montréal exige-t-elle l’installation d’un clapet anti‑retour ?Pas partout, mais c’est fortement recommandé, surtout dans les zones inondables. Certains arrondissements, comme Ville-Marie, instaurent des règles plus strictes pour les logements au sous-sol. La ville offre aussi de l’aide financière via des programmes comme RénoPlex (jusqu’à 20 000–40 000 $ pour installer des équipements de protection contre les inondations, incluant le clapet anti‑retour).

4. Combien coûte l’installation d’une pompe de puisard ou d’un clapet anti‑retour à Montréal ?

  • Clapet anti‑retour : 2 000–3 500 $ (incluant excavation, valve et réparation du béton)

  • Pompe de puisard : 500–1 500 $ (basique), plus si batterie de secours ou double pompeDes subventions comme RénoPlex peuvent couvrir une partie de ces coûts.

5. Puis-je installer un clapet anti‑retour moi-même ?L’installation implique de couper dans la conduite principale d’égout et nécessite un permis municipal et un savoir-faire en plomberie. Il est recommandé de faire appel à un plombier certifié pour :

  • Inspecter votre système

  • Obtenir les permis requis

  • Assurer la conformité au code de construction de Montréal

6. Quel type de système de secours pour pompe de puisard est le meilleur : batterie ou eau ?

  • Batterie : fiable, fonctionne lors de pannes et facile à installer, nécessite remplacement périodique de la batterie

  • Eau : fonctionne avec la pression de l’eau domestique, pas besoin de batterie, moins efficace en zones basse pression, consomme de l’eau potablePour la plupart des maisons montréalaises, la batterie est recommandée pour sa fiabilité.

7. Devrais-je faire inspecter ma conduite principale par caméra avant la saison des inondations ?Oui, pour détecter :

  • Obstructions

  • Racines d’arbres

  • Fissures ou désalignements de tuyauxCela permet de corriger les problèmes cachés et de s’assurer que le drainage fonctionne correctement, surtout si des drains sont lents ou des inondations passées ont eu lieu.

8. Pourquoi mon sous-sol s’inonde-t-il même avec une pompe de puisard ?Causes courantes :

  • Pompe insuffisante ou défectueuse

  • Pas d’alimentation de secours

  • Tuyau de refoulement bouché

  • Eau provenant d’ailleurs (refoulement d’égout – nécessite un clapet anti‑retour)

  • Pente inappropriée, puits de fenêtre qui fuit ou fissures non scelléesUne maintenance régulière et l’utilisation conjointe d’une pompe et d’un clapet offrent une meilleure protection.

9. À quelle fréquence nettoyer le puisard du garage ou vérifier les drains extérieurs ?

  • Puisard : au moins deux fois par an (printemps et automne) ou après une tempête majeure

  • Drains extérieurs / grilles d’égout : mensuellement, ou juste avant/après de fortes pluiesEnlever feuilles, saletés et débris pour assurer un bon drainage et éviter les flaques près des fondations.

10. Mon assurance habitation couvre-t-elle les dommages causés par les inondations de sous-sol ?Pas toujours. Les polices standards excluent souvent le refoulement d’égout ou les inondations superficielles, sauf ajout d’options. Il est conseillé de :

  • Vérifier la couverture contre le refoulement d’égout

  • Demander la protection contre l’eau de surface

  • Comprendre la franchise et les limites

  • Documenter les améliorations maison (ex. clapet anti‑retour) pour réduire possiblement vos primes

 
 
 
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